Didier VANNESTE, Notaire à SCHAERBEEK

 

Didier VANNESTE

Notaire à SCHAERBEEK

cp

Communiqué de presse officiel

Malgré une activité immobilière importante durant le 3e trimestre, le nombre de transactions immobilières en 2020 est toujours plus faible qu’en 2019

8 octobre 2020

L’activité immobilière durant le 3e trimestre 2020 a été très chargée. L’effet de rattrapage après le confinement lié au coronavirus se poursuit. Pourtant, si l’on regarde sur les 9 premiers mois de l’année, le nombre de transactions immobilières est en baisse de -3,5% en 2020 par rapport à 2019.

Le confinement lié au coronavirus a entraîné une chute très importante de l’activité immobilière lors des mois de mars, d’avril et au début du mois de mai. Le 2e trimestre 2020 était d’ailleurs le trimestre avec le moins d’activité immobilière depuis 5 ans ! Depuis le déconfinement, amorcé mi-mai, le marché immobilier reprend des couleurs. L’activité immobilière a été très soutenue lors du 3e trimestre 2020. Comparé au même trimestre en 2019, l’activité a augmenté de +11,6% au niveau belge.

Si l’on s’attarde sur l’évolution de l’activité immobilière sur les 9 premiers mois de l’année, il y a eu 3,5% de transactions immobilières en moins en 2020 par rapport à la même période en 2019. Cela signifie que malgré la forte activité de ces derniers mois, le marché n’est pas encore revenu à son niveau de l’an dernier.

Ce constat est partagé dans les 3 Régions du pays, avec certaines différences. « On observe une différence entre le marché wallon et flamand d’un côté, et le marché bruxellois de l’autre. Les marchés wallon et flamand ont été très soutenus par des personnes qui acquièrent un bien pour y résider.  Après le confinement, il y a eu la volonté d’un retour à plus de ruralité. On observait dans nos études des clients qui cherchaient des biens avec jardin pour y vivre.  Du côté bruxellois, on a vu une reprise moins forte. Il est important de rappeler que le marché bruxellois est celui qui avait eu l’activité la plus soutenue en début d’année. L’effet de rattrapage était donc moins important. Par ailleurs, le marché bruxellois est également davantage soutenu par des investisseurs. Ceux-ci attendent encore sans doute un peu pour faire leur retour sur le marché. Par ailleurs, tout marché confondu, on ressent depuis quelques jours un retour à la normale. On voit que les choses sont en train de rentrer dans l’ordre après quelques mois très chargés », analyse le notaire Renaud Grégoire.

Le prix moyen d’une maison en Belgique est de 274.409 euros

Durant les 9 premiers mois de l’année 2020, le prix moyen d’une maison en Belgique s’élevait à 274.409 euros. Il s’agit d’une augmentation de +4,7% par rapport à 2019. Si l’on tient compte de l’inflation (0,3%), cela signifie qu’une maison coûte aujourd’hui en moyenne 11.000 euros plus cher que l’an dernier.

« Le prix moyen des maisons a augmenté ces derniers mois. Après le confinement, la demande a été très importante. Dans le même temps, on constate dans nos études une légère diminution du nombre de biens mis en vente sur le marché. Certaines personnes ont peut-être hésité à mettre leur bien en vente vu l’incertitude qui règne. Une forte demande et une offre en légère baisse : la pression a donc été forte sur les prix. On observe également un très grand empressement dans le chef des acquéreurs. Beaucoup de biens sont partis en un temps record. Il est probable, à mon sens, que ce phénomène s’amenuise d’ici la fin de l’année. Comme pour l’activité, un retour à la « normale » dans les semaines et mois à venir est à prévoir », détaille Renaud Grégoire, porte-parole de notaire.be.

Source: Fednot